Portraits photographiques qui empruntent aux maîtres flamands la profondeur de leurs couleurs et la chaleur de leurs carnations.
Les peintres flamands du XVe siècle superposaient de fines couches d’huile translucides pour donner aux visages une profondeur et une luminosité qui semblent venir de l’intérieur. Leurs couleurs sont faites de pigments, de patience et de matière.
La photographie n’a pas de pigments. Elle n’a que la lumière. Pigments de lumière part de ce paradoxe : travailler la lumière comme une matière, la superposer, la patiner, la laisser se déposer sur les peau comme un glacis. Des ombres chaudes et denses, des rouges profonds, des verts sourds, des bruns patinés : la palette rappelle celle des panneaux des grands Maitres.
Il ne s’agit pas d’imiter la peinture, mais de dialoguer avec elle. Chaque visage est regardé avec l’attention des portraitistes d’autrefois : la patience, le détail, la présence. Entre l’image fixée par l’huile et celle fixée par la lumière, ces portraits interrogent ce qui, dans un visage, résiste au temps.
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